Chronologie
L'histoire tarifaire de l'électricité à Maurice est celle d'une dépendance structurelle aux énergies fossiles importées, ponctuée de longs gels artificiels suivis de rattrapages brutaux.
1995 — L'ère de la stabilité
L'électricité bon marché
La consommation résidentielle est modérée — peu de climatisation, pas encore d'explosion des appareils numériques. Le CEB maintient des tarifs stables, subventionnés par l'État.
Rs 1,20 – Rs 1,80 / kWh2000 – 2010 — Les premiers réajustements
La montée des cours pétroliers
Face à la hausse des cours du pétrole et à la dépréciation progressive de la roupie, le CEB réajuste ses grilles. Les tranches intermédiaires franchissent Rs 3,00 à Rs 4,50/kWh.
Rs 3,00 – Rs 4,50 / kWh2010 – Janvier 2023 — Le grand gel
Dix ans de tarifs figés
Pendant plus d'une décennie, le gouvernement subventionne massivement le CEB pour stabiliser le pouvoir d'achat. Les tarifs restent inchangés malgré la hausse continue des coûts mondiaux. Une bombe à retardement se constitue.
Gel tarifaire — subventions massivesFévrier 2023 — La fin des subventions
La première grille historique
Une nouvelle grille entre en vigueur pour cibler les gros consommateurs (au-delà de 300 kWh/mois). Les tranches supérieures franchissent le seuil symbolique des Rs 10,00/kWh.
Tranches sup. > Rs 10,00 / kWh1er Mai 2026 — Le dernier choc
+15% : le choc pétrolier du Moyen-Orient
En raison des tensions géopolitiques et de la flambée du fioul lourd, le gouvernement valide une hausse générale de +15%. 542 500 clients impactés, hausse entre Rs 60 et Rs 450/mois.
Jusqu'à Rs 8,77 / kWh — +15% généraliséÉvolution du prix moyen du kWh résidentiel à Maurice
Tarif 120 — Tranche intermédiaire (100–200 kWh/mois) — 1995 à 2026
⚡ La réalité du coût énergétique en 2026
Un ménage consommant 200 kWh/mois paie désormais environ Rs 1 150/mois — contre Rs 300 en 1995. En trente ans, la facture a été multipliée par près de 4, sans compter la dépréciation de la roupie.
Tarifs officiels CEB
Le système progressif par tranches du CEB pénalise les gros consommateurs. Plus vous consommez, plus le prix unitaire du kWh augmente — une logique qui rend le solaire d'autant plus rentable.
| Tranche de consommation | Cumul mensuel | Prix / kWh (Tarif 120) | Profil concerné | Statut |
|---|---|---|---|---|
| Premiers 25 kWh | 0 – 25 kWh | Rs 3,16 | Très faible consommation | |
| 25 kWh suivants | 26 – 50 kWh | Rs 4,38 | Faible consommation | |
| 25 kWh suivants | 51 – 75 kWh | Rs 4,74 | Consommation modérée | |
| 25 kWh suivants | 76 – 100 kWh | Rs 5,45 | Consommation standard | |
| 100 kWh suivants | 101 – 200 kWh | Rs 6,15 | Ménage moyen mauricien | Zone cible solaire |
| 50 kWh suivants | 201 – 250 kWh | Rs 7,02 | Ménage avec clim | Zone cible solaire |
| 50 kWh suivants | 251 – 300 kWh | Rs 7,90 | Fort consommateur | Zone cible solaire |
| Tout kWh supplémentaire | > 300 kWh | Rs 8,77 | Très fort consommateur | Priorité absolue |
📌 Tarif 110A — Protection sociale
Les 128 000 ménages inscrits au Social Register of Mauritius bénéficient du tarif 110A (Rs 2,18/kWh pour les premiers 25 kWh) et sont exemptés de la hausse de mai 2026.
Facture mensuelle passant d'environ Rs 400 à Rs 460 après la hausse de mai 2026.
Facture mensuelle passant d'environ Rs 1 000 à Rs 1 150 — soit Rs 1 800/an de plus.
Facture mensuelle passant d'environ Rs 3 000 à Rs 3 450 — soit Rs 5 400/an de plus.
Analyse comparative
Le système de tarification par tranches du CEB crée un effet de ciseau : plus votre consommation augmente, plus le coût marginal de chaque kWh supplémentaire s'envole.
Prix du kWh selon la tranche de consommation
Tarif 120 résidentiel — Grille mai 2026
Facture mensuelle estimée selon la consommation
Coût total (Rs) — Tarif 120 résidentiel 2026
🔍 L'effet de ciseau tarifaire
Un ménage consommant 300 kWh/mois paie son dernier kWh à Rs 8,77 — soit 2,8 fois plus cher que son premier kWh (Rs 3,16). Cette progressivité est délibérément conçue pour inciter à la sobriété énergétique et à l'adoption du solaire.
Analyse structurelle
La hausse du prix de l'électricité à Maurice n'est pas conjoncturelle. Elle est le reflet d'une vulnérabilité structurelle que ni le gouvernement ni le CEB ne peuvent résoudre sans une transformation radicale du mix énergétique.
En 2024, 81,8% de l'électricité produite à Maurice provenait de sources non renouvelables (charbon et fioul lourd). Chaque fluctuation du marché pétrolier mondial se répercute directement sur les factures.
Les tensions au Moyen-Orient (détroit d'Ormuz), en Ukraine et dans d'autres zones productrices créent une volatilité permanente. Maurice ne dispose que d'environ 3 semaines de réserves stratégiques.
Les combustibles fossiles sont achetés en devises étrangères (USD, EUR). La dépréciation structurelle de la roupie mauricienne renchérit mécaniquement le coût des importations, indépendamment des cours mondiaux.
La demande de pointe nationale a atteint 525,7 MW en 2024, en hausse de 3,4%. La climatisation généralisée et les véhicules électriques vont continuer d'alimenter cette demande.
Après plus d'une décennie de gel tarifaire artificiel, l'État mauricien ne peut plus maintenir des subventions massives au CEB. La pression budgétaire impose une vérité des prix progressive.
Le plan de transition vers 60% d'énergies renouvelables d'ici 2030/35 nécessite des investissements colossaux (405 MW de capacité nouvelle annoncés). Ces coûts seront partiellement répercutés sur les tarifs.
Projections 2026–2045
En l'absence de transition énergétique personnelle, les ménages mauriciens sont exposés à une hausse continue et prévisible de leur facture d'électricité.
Situation actuelle : +15% validé en mai. Prix moyen CEB à Rs 7,54/kWh. Facture moyenne ménage : Rs 1 000 – Rs 1 500/mois.
Probable : Nouvelles hausses liées aux investissements dans les renouvelables et au remboursement des dettes du CEB. Estimation : +8% à +12% supplémentaires.
Scénario de transition : Si les 405 MW renouvelables sont déployés, une stabilisation partielle est possible. Estimation : Rs 9 – Rs 11/kWh en tranche haute.
Scénario de crise : Un choc pétrolier majeur (baril > 150 USD) ou une rupture logistique prolongée pourrait provoquer des délestages. Maurice ne dispose que de 3 semaines de réserves.
Projection du coût mensuel de l'énergie (200 kWh/mois) — 20 ans
Facture CEB seule (+10%/an) vs coût SOLAR RENT (max +6%/an contractuel) — 2026 à 2045
✅ La protection SOLAR RENT
Avec SOLAR RENT, votre loyer mensuel est plafonné à +6% par an maximum — bien en dessous des hausses CEB historiques. Vous vous protégez contre toutes les futures hausses tarifaires pendant 20 ans.
La solution
Face à la trajectoire haussière inéluctable des tarifs CEB, SOLAR RENT offre une alternative concrète : un coût du kWh maîtrisé, un service complet inclus, et une protection durable contre les chocs énergétiques futurs.
* Rs 8,22/kWh = coût total du service SOLAR RENT SRH 8 kWh ramené à la production annuelle estimée. Ce coût est fixe et plafonné, contrairement au tarif CEB qui est variable et sans plafond.
💡 Le calcul décisif
Un ménage consommant 200 kWh/mois paie aujourd'hui environ Rs 1 150/mois au CEB. Avec une installation SOLAR RENT SRH 8 kWh couvrant 70% de sa consommation, sa facture CEB résiduelle tombe à environ Rs 300–400/mois. Ajoutez le loyer SOLAR RENT de Rs 2 000/mois : le coût total est de Rs 2 300–2 400/mois — mais ce coût est stable et plafonné, tandis que la facture CEB seule continuera d'augmenter chaque année.
Résilience énergétique
Pour une île comme Maurice, dépendante à 81,8% des fossiles importés, le risque de coupure généralisée est réel et documenté. Le black-out ibérique d'avril 2025 en a été l'avertissement mondial.
Maurice ne dispose que d'environ 3 semaines de réserves de carburant. Un choc pétrolier majeur ou une rupture logistique maritime provoquerait des délestages en moins d'un mois.
Le black-out qui a paralysé l'Espagne et le Portugal pendant plusieurs heures a démontré la fragilité des réseaux centralisés. Les seuls bâtiments alimentés étaient ceux équipés de systèmes solaires avec batteries en mode îlot.
Les systèmes SOLAR RENT intègrent des onduleurs hybrides SIGENERGY permettant le fonctionnement en mode îlot : en cas de coupure CEB, votre installation se déconnecte automatiquement et continue d'alimenter votre domicile grâce aux batteries et à la production solaire en temps réel.
Obtenez une simulation personnalisée gratuite basée sur votre facture CEB actuelle et votre profil de consommation.